La Lumière nocturne :
Dans les milieux urbains, la pollution urbaine est presque omniprésente la nuit. Elle est la résultante de l’éclairage public, les vitrines des magasins, les enseignes lumineuses.
Tous les êtres vivants - végétaux, animaux, êtres humains - sont soumis à des rythmes biologiques, c'est-à-dire à des phénomènes biologiques qui se répètent à intervalles réguliers dans le temps. Ce rythme est dit circadien - du latin circa, environ, et dies, jour - quand sa période est d’environ 24 heures. Chez l'homme, l'alternance veille - sommeil, entre autres, obéit à un rythme circadien.
Chez l'homme, le rythme circadien est contrôlé par une "horloge biologique" (le noyau suprachiasmique) située dans l' hypothalamus. Elle tient sous sa dépendance d’autres horloges biologiques, contrôlant entre autres le rythme thermique du corps ou la synthèse d’ hormones . Son dérèglement peut entraîner des maladies ou des troubles du sommeil. L’horloge circadienne est étonnante : alors que sa période est d’environ 25 heures, elle est capable de se synchroniser constamment sur l’alternance jour / nuit de 24 heures.
Ainsi, lors d’un voyage France - Japon, le voyageur conserve quelque temps son rythme circadien propre, subissant le décalage horaire, puis, généralement, son horloge circadienne se recale sur les nouveaux horaires de l’alternance jour / nuit.
http://www.dictionnaire-biologie.com/biologie/definition_111.htmlL'horloge circadienne, propre à tout être vivant, régule nos systèmes physiologiques, son dérèglement peut entraîner chez l'être humain maladies ou syndromes, tels que les troubles du sommeil. L'affirmation de l’existence d'une horloge centrale, voire unique, étrangère à l'influence de la lumière a très longtemps prévalu. Mais les travaux de Paolo Sassone-Corsi et de son équipe (CNRS-INSERM-ULP ) bousculent cette théorie. Ceux-ci ont démontré en 1999, l'existence chez les vertébrés, d'horloges périphériques situées dans divers tissus et cellules indépendantes. Aujourd’hui ces travaux montrent que ces horloges périphériques semblent être sous le contrôle direct de la lumière. Les chercheurs s'orientent ainsi vers une quête des photorécepteurs responsables de l'activation de l'horloge biologique. Ces résultats de recherche sont publiés dans Nature (2 mars 2000).
http://www.cnrs.fr/cw/fr/pres/compress/circadien.htmlLes conséquences peuvent être d’autant plus forte lorsque la chambre à coucher se trouve en face d’une lumière clignotante.